Comment les piétons envahissent les villes

Auteurs : Marjolaine Koch, Mathilde Costil, Marianne Pasquier, Joséfa Lopez et Emmanuel Davidenkoff

Décryptage « Un quart d’heure en ville » (1/5). Deuxième mode de déplacement en France, derrière la voiture et devant les transports en commun, la marche rencontre encore de nombreux obstacles.

A pied, à vélo, en transports en commun, en voiture ou en train. A quoi ressemble la mobilité française ? Et que peuvent-ils faire à quinze minutes de chez eux ? A l’occasion de la Semaine Européenne de la Mobilité, « Le Monde Cities » s’est rendu sur le terrain à la rencontre des usagers et des experts. Les rapports et les enquêtes peuvent être trouvés dans le podcast et par écrit dans la série « Four Hour in the City ». Le premier épisode de ce dossier : la marche.

« Une boulangerie, un magasin, un laboratoire d’analyses médicales, des pharmacies, une gare, et surtout mon lieu de travail ! En moins d’un quart d’heure de marche autour de chez lui, Julien Serrano trouve presque tout ce dont il a besoin. « Dans chacune des villes où j’ai vécu, Avignon, Montpellier, Nice et maintenant Besançon, j’ai toujours travaillé à quinze ou vingt minutes de chez moi. Cette proximité a un prix que ce quadragénaire, longtemps chef de rayon chez Virgin Megastore, est heureux d’accepter : partout il fallait habiter un appartement, pas une maison.

Cependant, se déplacer à pied a un avantage : « J’utilise très peu la voiture. Il ne me sert que pour faire des courses dans les hypermarchés, moins chers que les magasins. Avant même que les prix de l’essence n’augmentent, je ne faisais le plein qu’une fois tous les trois mois. »

A Besançon, comme d’autres à Lyon ou à Bordeaux, Julien Serrano savoure la « ville des quatre heures », terme forgé par les urbanistes américains au début du XXe siècle pour définir une ville où la plupart des fonctions des aires urbaines seraient disponibles. sans restrictions. Le concept, remis au goût du jour, séduit désormais les élus des grandes villes en leur promettant services et commerces de proximité et interactions sociales. La ville du quart d’heure projette une image apaisante d’une existence paisible et rurale, loin des caractéristiques habituellement associées aux mégalopoles – frénésie, bruit, heures perdues dans les embouteillages.

Carrefours anxiogènes

Malgré les avantages évidents de la marche en termes de santé publique et son efficacité énergétique exceptionnelle, les piétons font face à de nombreux obstacles, notamment lorsqu’ils tiennent une poussette ou traînent une valise. Tout le monde a connu un trottoir étroit, privatisé par des terrasses, amputé par une enseigne publicitaire, réduit par une armoire électrique ou une borne de recharge, squatté par des scooters garés. Ceci pourrez vous intéresser : Jörg Schröttner : « Les câbles urbains renforcent nos exigences de sécurité ». On ne compte plus les carrefours anxiogènes à traverser deux fois, les passages pour piétons mal éclairés, les automobilistes hors horaire qui klaxonnent, les cyclistes qui roulent sur le trottoir.

Les femmes, qui marchent plus que les hommes, se sentent plus vulnérables

Ces difficultés mettent en lumière les inégalités de genre. Les femmes, qui marchent plus que les hommes, se sentent plus vulnérables. « Le soir, en ville, il faut parfois emprunter de longues routes, ne pas compter sur les raccourcis et éviter d’attendre aux arrêts de bus. Tout cela implique une série épuisante de décisions », explique Leslie Kern dans Feminist City. Notes de terrain (Les Editions du Remue-ménage, 250 pages, 16 euros).

Les municipalités ne peuvent plus rester indifférentes. Depuis la création du premier sentier pédestre de France, la rue du Gros-Horloge à Rouen, rapportée par Le Monde en septembre 1971, le promeneur a gagné quelques pas chaque année. A la première fermeture, le mouvement s’accéléra. A Nantes, la piétonnisation estivale de certaines rues du centre-ville est devenue permanente, et d’autres voies sont réservées aux piétons le soir. Montpellier a élargi son noyau piéton et limité le trafic aux passages à niveau. Paris multiplie les « rues-écoles » pour assurer aux enfants un cheminement. Lyon s’apprête à créer un axe tout piéton sur la rive gauche du Rhône. Grenoble a mis en place une « zone à circulation restreinte » sur le boulevard central, où les seuls véhicules à moteur autorisés sont ceux des locataires, des commerçants et des livreurs. Cet été, pendant quelques semaines, Strasbourg a transformé sa place du Temple-Neuf, à l’écart de la cathédrale, en site culturel, tandis que Toulouse a piétonnisé le pont Saint-Pierre sur la Garonne.

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Bataille autour des trottoirs

Mais hormis le cœur historique de la métropole et la période estivale, le promeneur a encore du mal à l’entendre. « Ce n’est pas pratique ! » », peste Félix Martin-Moral, qui habite le quartier de Lalande, au nord de Toulouse. « Il y a quelques mois, le long de la large avenue où les voitures roulent très vite, les trottoirs étaient même prévus pour matérialiser une voie réservée aux bus ! « , déplore-t-il. A Besançon, Julien Serrano témoigne, « [son] père, qui a des problèmes de vue, évite les trottoirs accidentés et préfère la chaussée, car elle est plus lisse ».

La marche à pied reste cependant, selon les données et études statistiques du ministère de la Transition écologique, le « deuxième mode de déplacement » en France, derrière la voiture et devant les transports en commun. Sur le même sujet : « Il est tombé dans une embuscade » : un chauffeur de bus touché par un lancer de marteau à Montataire. Dans les grandes villes, 26 % des déplacements, tous déplacements confondus, se font à pied, et en Ile-de-France cette part atteint 38 %. La marche bat même des records à Paris, ville extrêmement dense, où 79% des déplacements shopping se font à pied, selon le carnet de voyage de la ville.

Combien de temps encore allons-nous les laisser nous piétiner ? A Orléans, la rue Landreloup, dans un quartier résidentiel, « a été reconstruite en 2019. Mais des riverains se sont plaints de la suppression des places de parking », a témoigné Annick Loschetter, de l’association Droit accessibilité mobilité métropole Orléans (Dammo). « La ville d’Orléans a rapidement démoli le complexe flambant neuf et réduit la largeur des trottoirs. Nous avons aussitôt déposé un recours gracieux », rappelant la loi : depuis le décret de janvier 2007, la largeur du trottoir ne doit pas être inférieure à 140 centimètres. L’appel a porté ses fruits plus tôt que prévu : « Désormais, quand un automobiliste demande à la ville de lui faciliter le stationnement sur le trottoir, les élus répondent en risquant une action en justice », explique Annick Loschetter.

« Dans les quartiers résidentiels, les gens se soulèvent, les habitants se rassemblent, notamment autour des écoles » Anne Faure, présidente de Rue de l’avenir

« Désormais, dans les quartiers résidentiels, les gens se soulèvent, les habitants se rassemblent, notamment autour des écoles », commente Anne Faure, présidente de l’association Rue de l’avenir, qui promeut « une ville plus sûre, plus solidaire et plus vivable » à le niveau national.

Jusqu’à présent, il y avait deux types de piétons : les randonneurs, surtout les cheveux gris qui découvrent les routes de campagne en groupe, et les citadins militants, pas mal de cheveux gris, mais les nettoyeurs de trottoirs, intéressés par l’urbanisme, membres de la Rue de l’avenir ou l’association parisienne des 60 millions de piétons.

Pour la première fois, en 2020, ces deux mondes se sont réunis au sein d’un collectif, baptisé Place aux Piétons, pour lancer le « Baromètre des Villes Marchables », une enquête en ligne invitant chacun à évaluer son niveau de confort de déplacement. Parmi les villes les moins bien notées par leurs habitants figurent les métropoles du Sud, ainsi que Paris et sa petite couronne. La ville du quart d’heure n’a pas encore fait ses preuves.

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Comment faire un itinéraire avec plusieurs étapes ?

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  • Ouvrez l’application Google Maps. sur votre téléphone ou tablette Android.
  • Trouvez votre destination ou appuyez dessus sur la carte.
  • Dans le coin inférieur gauche, appuyez sur Instructions.
  • Dans le coin supérieur droit, appuyez sur Plus. Ajoutez une étape. …
  • Lorsque vous avez terminé, appuyez sur OK.

Comment optimiser un parcours avec plusieurs POI ? Pour ce faire, appuyez sur le bouton du menu de l’itinéraire (icône à trois points verticaux), puis appuyez sur l’option « Ajouter une étape ». Vous pouvez réorganiser l’ordre des étapes en appuyant longuement sur leur cellule. Cette fonctionnalité n’est pas présente dans Maps.

Comment créer un itinéraire multi destinations sur plan ?

Créez-y votre itinéraire en cliquant sur la flèche bleue dans la barre de recherche. La flèche bleue permet de créer un itinéraire sur Google Maps dans la version desktop. Entrez ensuite votre itinéraire, destination par destination, dans l’ordre des passages.

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Comment tracer un itinéraire à pied ?

Cartographiez ou suivez votre itinéraire à l’aide de notre podomètre Google Maps. Entrez une adresse ou une ville pour commencer ou zoomez et faites glisser sur la carte en utilisant les commandes sur la gauche pour localiser le début du trajet.

Comment calculer un itinéraire pédestre ? Pour calculer une marche sur une carte, reportez-vous à la légende de la carte et à son échelle qui indique la correspondance entre la mesure en cm de la carte et la distance réelle au sol. Un calcul qui nécessite de s’armer d’un double décimètre.

Comment creer un itinéraire à pied ?

Si vous utilisez le site Web de Strava, connectez-vous et cliquez sur « Explorer » dans le menu supérieur, puis sur « Créer un itinéraire ». Dans l’application mobile, appuyez sur l’icône « Explorer » en bas de l’écran, puis appuyez sur « Explorer les itinéraires » et sélectionnez « Dessinez votre propre itinéraire ».

Comment faire un trajet à pied sur Google Maps ?

Dans le champ de gauche, indiquez les lieux de départ et d’arrivée. L’itinéraire apparaît sur votre carte. Ajouter une étape à votre trajet : cliquez sur Ajouter une destination. Modifier votre mode de transport : sous le nom de la couche, cliquez sur Voiture, Vélo ou Marche.

Quelle est la distance en voiture ?

La distance de sécurité est calculée en multipliant le(s) dixième(s) de votre vitesse par 6. Par exemple : Si vous roulez à une vitesse de 50 km/h, la distance de sécurité doit être de 5 x 6 = 30 mètres ; Pour une vitesse de 130 km/h, vous devez laisser une distance de sécurité de 13 x 6 = 78 mètres.

Comment calculer un trajet en voiture ? Comment calculer le temps de trajet ? Pour calculer le temps de parcours, appliquez la formule suivante : distance / vitesse. Par exemple, si vous voulez parcourir 450 km et que votre vitesse est de 100 km/h, calculez 450/100 = 4,5. Il vous faudra 4h30 pour parcourir une distance de 100 km/h.

Comment calculer la distance entre deux points ?

Considérons deux points p et p de coordonnées correspondantes (x, y) et (x, y). Leur distance euclidienne est donnée par la formule pâp = â (x â x )2 (y â y )2.

Quelle est la distance de sécurité à respecter quand je roule à 80 km h ?

Vitesse du véhicule Distance parcourue
50km/h 15m/s (5×3)
60km/h 18 m/s
70km/h 21 m/s
80km/h 24m/s

Comment calculer la distance entre 2 voiture ?

Le calcul de la distance de sécurité est le suivant : multipliez simplement le chiffre des dixièmes de votre vitesse par 6. On obtient alors la distance minimale de sécurité avec le véhicule qui vous précède. Par exemple : à 50 km/h= 6×5 soit. Distance de sécurité de 30 mètres

Comment créer un parcours ?

Un itinéraire est toujours basé sur un projet ou un parcours. Un projet, qui ne comprend qu’un titre et une piste, est la première étape de la création d’un itinéraire. L’itinéraire est composé d’un descriptif et d’informations détaillées, ainsi que de photos et éventuellement de vidéos.

Comment tracer un itinéraire GPS ? Il existe d’innombrables sites pour créer un fichier GPX, tels que My GPS File ou Google My Maps. Supporté par Google Maps, ce service vous permet de suivre l’itinéraire le plus adapté à votre activité (trail, géocaching, etc.).

Comment enregistrer un parcours ?

appuyez sur le menu hamburger dans le coin supérieur gauche (c’est le bouton avec trois lignes horizontales). Le système affiche vos différents itinéraires enregistrés. Plusieurs options s’offrent à vous : le second bouton vous permet d’exporter le parcours et de l’enregistrer sur votre smartphone.