Tout ce qu’il faut savoir sur la transformation de Villeurbanne, le maire parle à Lyon Capitale

Deuxième ville la plus peuplée de la Métropole de Lyon, Villeurbanne, capitale française de la culture en 2022, va aussi subir de profonds changements ces prochaines années avec notamment l’arrivée de deux nouveaux trams. La ville veut aussi se doter d’un centre-ville plus attractif. Tour d’horizon.

Villeurbanne et ses 150 000 habitants. Autant que Grenoble. Villeurbanne et son histoire. A voir aussi : Huawei lance une plateforme de transport en commun pour défier la domination de Didi. Dans la Capitale française de la culture 2022, les projecteurs ont été une nouvelle fois braqués sur la grande voisine de Lyon, si proche et à la fois si lointaine.

Cédric Van Styvendael, le maire socialiste de Villeurbanne depuis 2020, à la tête d’une majorité syndicale de gauche, dresse un état des lieux de nombreux enjeux à Villeurbanne :

Lyon Capitale : Vous êtes maire de Villeurbanne depuis deux ans, quels sont les trois marqueurs que vous souhaitez mettre en avant depuis le début de votre mandat ?

Cédric Van Styvendael : C’est compliqué de ne pas commencer par la Capitale française de la culture. C’est un mélange de vision politique – il y avait un gros projet culturel dans notre programme – et aussi de chance du choix. Oui, c’est une rencontre entre une ambition politique forte et une opportunité historique pour Villeurbanne. Grâce à cela, nous pouvons accélérer considérablement notre programme culturel spécialement destiné aux jeunes. Les six premiers mois sont là. C’est un projet qui ne saurait être le signe d’un début de mandat et qui en est un.

Mark 2 est une mobilisation très importante autour des questions de sécurité et de paix. Pas dans une pose de cow-boy avec le menton tourné vers l’avant, mais avec une volonté d’affronter les difficultés que l’on rencontre avec tous les acteurs. C’est toujours compliqué de se faire un avis sur la politique de sécurité, mais si on regarde la question des plaintes faites au conseil en matière de sécurité, elles ont chuté de façon spectaculaire en deux ans. Cela ne veut pas dire qu’il n’y en a plus, mais je ressens la lecture des habitants qui s’en inquiètent et pensent que cela fait partie de notre feuille de route. Yann Crombecque (responsable de la sécurité) a réuni plus d’une cinquantaine de collectifs sur ces enjeux, tenu plus d’une centaine de réunions.

Le repère 3 est une ambition forte concernant les travaux que nous lançons dans l’éducation, les écoles et les collèges, la réhabilitation des cours et la lutte contre les îlots de chaleur. Parfois, dans les groupes scolaires, on ne parle pas assez de ce qu’on fait.

Lire aussi : Villeurbanne adapte ses écoles pour des cursus plus verts et plus inclusifs

Allons culture. Comment naviguer dans le succès de la Capitale française de la culture cette année ? Comment faire pour qu’il ne reste pas en un seul coup ?

Je vois deux suites à la Capitale française de la culture. Nous sommes à un moment de notre histoire où l’on dit souvent « les Français sont en colère, etc… ». Je pense qu’il y a surtout beaucoup de fatigue, une perte d’énergie. Les gens ont du mal à projeter les changements à opérer, l’évolution de certains comportements, la remobilisation dans les luttes sociales et politiques. Il existe un mode de réduction. Je suis très heureux que la Capitale française de la culture redonne énergie et fierté à la ville. Je propose aux habitants de Villeurbanne d’utiliser cette énergie que nous avons vécue ensemble. Nous avons déjà organisé plus de 350 événements, dont 700 prévus fin 2022.

Je veux proposer aux citoyens de Villeurbanne de faire quelque chose de cette expérience, dans tous les projets que nous avons lancés, je pense à l’Assemblée Citoyenne, nous avons besoin de personnes qui s’investissent dans l’avenir de cette ville. Le maire de Villeurbanne seul ne peut rien faire, même avec tous ses adjoints, il ne peut pas grand-chose. Et même avec une administration de qualité, il ne peut pas tout faire. Nous avons besoin de cette énergie citoyenne avec nous. J’espère proposer un certain nombre de rencontres d’ici 2023, pour trouver aussi un espace de contact et d’engagement. Je ne vous aurais jamais dit jusqu’à il y a 6 mois, du moins de cette façon, que nous avons vécu des moments d’émotion collective assez uniques dont je veux mettre à profit au service de la transformation de notre ville.

Que diriez-vous du vrai Festival organisé par les jeunes de 12 à 25 ans qui a rassemblé du monde à La Feyssine début juin ?

C’était magnifique, un grand succès. Dès dimanche ils n’avaient pas fini de ranger « quand est-ce qu’on va en faire un autre ? » Ils m’ont dit J’espère vraiment pouvoir refaire au moins une édition de ce festival avant la fin du trimestre. Ensuite, il faut aussi une forme de contrôle financier. Cette année 2022 a des surcoûts que tout le monde accepte. Ce caractère exceptionnel, nous ne pourrons pas le financer tous les ans. Nous devons aussi trouver les moyens de nos ambitions. Ce qui le rendait spécial, c’est qu’il était organisé par des jeunes.

Cette année, tous les événements de la ville étaient axés sur l’offre jeunesse. Peut-il être poursuivi ?

Avec la DRAC et le Ministère de la Culture nous réfléchissons à la notion de scène jeunesse à Villeurbanne. Pas de matériel neuf. Mais en y réfléchissant, si nous faisions un programme annuel pour les jeunes. Chaque équipement avec un engagement viendrait labellisé, avec un programme jeunesse TNP, Ateliers Frappaz etc… L’idée est de créer une identité jeune à Villeurbanne, il faut trouver la bonne labellisation avec la DRAC et le Ministère. Culture

Considérant tout ce que nous avons vécu cette année, notamment avec le street art, l’art dans l’espace public, n’est-ce pas aussi le moment de nourrir, enrichir, et prendre forme avec la programmation Guest. Cela peut être un reflet.

Cette année 2022 est un formidable laboratoire pour voir ce que nous pouvons intégrer dans notre politique culturelle dans les années à venir.

« Je ne peux pas dire aux Villeurbannais que 2024 et 2025, ça va être un moment sympa en matière de circulation sur l’espace public »

Concernant la transition écologique, qu’est-ce qui change et va changer à Villeurbanne ? Lire aussi : Apple Maps : La grosse mise à jour que nous attendions est enfin là, mais oubliez les vélos….

Certaines choses sont visibles, d’autres moins. Sur tous ces sujets nous sommes très proches de la Métropole de Lyon, où nous avançons ensemble comme dans les nouveaux tramways qui arrivent, l’extension de la ZFE. Nous élaborons ensemble la politique de régénération.

De nouveaux parcs voient également le jour à Villeurbanne. Nous avons aussi un très gros projet de réhabilitation du patrimoine de la ville. Il y a aussi de la nourriture, de plus en plus bio dans les espaces restauration, nous sommes déjà à 50% bio ou local. J’ai également bon espoir que nous pourrons mener à bien le projet 0 plastique dans les salles à manger, avec l’intention de passer au 0 plastique dans les 2 prochaines années.

Lire aussi : Villeurbanne veut une transition écologique ambitieuse : les grandes lignes du mandat

La transformation des cours d’école se poursuit, la lutte contre les îlots de chaleur. A Villeurbanne, c’est la 1ère adjointe (Agnès Thouvenot, adjointe à la transition écologique, à la ville durable, à l’urbanisme et à l’habitat) qui coordonne cela, il est très attentif à ce que toutes les actions de la ville soient unies en la matière. Différentes actions sont impliquées dans cette transition.

En 2026, deux nouveaux tramways arriveront à Villeurbanne (T6 nord et T9), ainsi qu’une ligne de bus à haut niveau de service. La ville deviendra carrée en structurant les transports. Villeurbanne va se transformer, elle apportera aussi de grands travaux…

Tout le monde a compris qu’il y aurait un tramway, je ne suis pas sûr que tout le monde ait compris le niveau de désagréments que nous allons connaître pendant deux ans – deux ans et demi. Voiture T6 + T9 + BHLS, y compris tous les autres travaux. Nous prévoyons d’adapter et de coordonner au mieux les phases de construction, afin qu’il y ait le moins de désagréments possible.

Ensuite, je ne peux pas dire aux Villeurbannais que 2024 et 2025 seront un bon moment en termes de circulation dans les espaces publics. C’est un engagement de confiance, à un moment donné cette transformation doit passer. Être un transport structurel. Changer de ville sans commencer à travailler à un moment donné n’existe pas.

Le T6 notamment traversera la ville du nord au sud, où en êtes-vous sur la refonte du plan de circulation ?

Nous travaillons sur cette question du plan de circulation avec la Métropole. Il ne faut pas baisser les bras, parfois on est au-dessus d’une logique concurrente (sourire). Je suppose qu’on a besoin de moins de place pour la voiture dans notre ville, surtout pour les déplacements dans la ville, mais pour cela il faut tenir compte d’un certain nombre d’usages, et on n’est pas obligé de la verrouiller, d’agir comme ça. personne n’a besoin de sa voiture.

« Villeurbanne n’est pas une ville anti-voitures »

Dans l’hypercentrale de Villeurbanne (Rue Francis de Pressensé – rue Verlaine ou Ollier – rue du 4 avril – Anatole France) j’assume le parti pris de réduire l’espace automobile, qu’on pourrait considérer comme une sorte de grand rectangle. Ceci pourrez vous intéresser : Reportage international – Transports publics : l’Allemagne estime pour la première fois un ticket mensuel à 9 euros. que notre centre ville est villeurbannais.

Presqu’île de Villeurbanne…

Je n’utiliserai jamais le terme Presqu’île (rires), c’est le centre-ville historique de Villeurbanne où je souhaite travailler sur les questions d’identités urbaines. Je veux épaissir cette identité très forte qui existe avenue Henri-Barbusse. Il faut profiter de tout ce périmètre, pour comprendre que nous sommes dans un centre urbain, une très grande ville, avec tous les éléments qualitatifs, physiques et sensoriels. Dans ce périmètre (dans le grand rectangle), je prédis et suppose que l’espace de la voiture sera réduit.

Je veux que différents usages coexistent. Nous renforçons donc les transports en commun, mais nous laissons la possibilité à d’autres usages. Villeurbanne n’est pas une ville anti-voiture. Villeurbanne est une ville qui lutte contre le réchauffement climatique, cherche à améliorer la qualité de l’air, mais pas une ville anti-voiture.

Il ne faut pas cliver sur ce sujet-là (celui de la réduction de la place de la voiture). Il y a plutôt un besoin d’accompagner, de dire aux gens comment c’est possible, de donner à voir qu’il y a des solutions, de ne pas donner des leçons, de ne pas laisser l’impression qu’on est des yakafokon sur ces questions-là

Dans l’opinion publique, tout le monde s’accorde à dire qu’il faut moins de voitures dans l’espace public, il y a plus de confort. Personne ne me dit qu’il faut remettre les voitures avenue Henri-Barbusse, personne ne m’excite en disant que je suis un Khmer vert. Mais nous ne devons pas être divisés sur cette question. Il faut aider, dire aux gens comment c’est possible, montrer qu’il y a des solutions, pas donner de leçons, ne pas donner l’impression qu’on est des yakafos dans ces matières.

Inutile de pointer du doigt les gens en disant « tu ne comprends pas ce qui se passe ». Je pense que les gens ont compris, peut-être que certains d’entre eux ne vont pas assez vite. Mais c’est aux politiques de trouver les leviers qui permettront de surmonter ces blocages. La plupart des gens ne sont pas anti-climatiques par nature, ils ne peuvent souvent pas se projeter. Notre travail est d’être un pédagogue, d’accompagner ces évolutions, plutôt que de pointer du doigt.

Extension de la ZFE ? « Je ne me vois pas sanctionner les habitants de Saint-Jean sur des vignettes 4 ou des vignettes 3 tant que le tram n’est pas là »

Comme Lyon, Villeurbanne ira dans la 30ème ville ?

Je suis prêt à annoncer notre passage dans la 30e commune d’ici la fin de l’année, Métropole me dit que le temps de prendre toutes les dispositions, cela pourrait être effectif mi-2023. C’est le bilan qu’il nous reste pour consolider financièrement les engagements concernant l’aménagement d’un certain nombre de routes où la vitesse de la Métropole est actuellement supérieure à 50km/h.

L’un des grands enjeux des prochaines années est l’extension de la ZFE (Low Emission Zone). Une grande partie de Villeurbanne (la « partie intérieure de la route ») est comprise dans le périmètre de la ZFE. Etes-vous favorable à l’extension de ce périmètre à l’ensemble de Villeurbanne ?

L’extension du périmètre est à discuter à la rentrée (septembre 2022). Il existe aujourd’hui deux étapes : l’une qui monte jusqu’au périphérique, l’autre qui couvre toute la Métropole de Lyon. Les deux ont les mêmes résultats en matière de contrôle des émissions de particules. Ce sera un choix politique métropolitain.

Cette extension du tronçon St-Jean – Les Brosses – La Soie, j’y étais favorable, si l’horaire d’interdiction des véhicules pour Crit’Air 4, 3 etc. est compatible avec l’horaire de livraison des transports équipements dans les communs. structurant Je ne me vois pas punir les résidents de St. John’s dans les vignettes 4 ou 3 alors que le tramway n’est pas là.

L’extension de champ n’a de toute façon pas le 2e autocollant.

Donc, en somme, tant que le tram T9 n’est pas mis en circulation, pas de prolongement de la ZFE à l’est de Villeurbanne ? Mais le lancement du T9 n’aura pas lieu avant 2026…

Je dis que c’est discutable, mais pour moi le point de soin sera la punition. D’accord extension. Mais je ne veux pas de punition. Le gros problème est la 3ème miniature. Notre volume est élevé. Je ne veux pas de sanction pour les riverains qui auraient 3 vignettes alors qu’il n’y a pas de tram.

Concernant la démocratie participative, quel bilan faites-vous de l’assemblée citoyenne ? Budget participatif ? Vous envisagez d’aller plus loin ?

A partir de 2022, l’assemblée citoyenne a amélioré le système de budgétisation participative. Basé sur ce qui s’est passé en 2021. Ils ont notamment décidé de réserver le budget par territoire afin de mieux représenter l’ensemble de Villeurbanne. Je suis très content de cette gestion de l’assemblée citoyenne. Ce n’est pas la Mairie qui avec sa grande gentillesse distribue un million par an à la population en disant « passez un bon moment ». Il est géré par l’assemblée des citoyens.

L’avis est plutôt positif. La vraie difficulté que nous avons, c’est que nous ne savons pas comment financer les opérations par la suite. Les collectivités locales ne savent jamais comment financer les opérations. Investissement, nous savons comment le faire. Nous ne savons pas encore très bien comment exprimer les capacités de Metropolis – la ville. Il y a des discussions avec la Métropole. Que se passe-t-il lorsqu’un projet soutenu par le budget participatif relève de la compétence de Métropole ? Sommes-nous en train de créer un fonds commun d’intervention ? Il y a encore des points à réfléchir.

En matière de sécurité, vous dites que vous n’êtes pas dans une « position de cow-boy menton en avant, mais une volonté d’affronter l’adversité ». Quelle est votre devise de sécurité ?

La sécurité n’est pas une politique de droite ou de gauche. Nous sommes coincés dans ce stéréotype depuis trop longtemps. Si vous aviez un commentaire sur le bilan de la répression, vous étiez suspecté d’être de droite, et si vous aviez un commentaire apaisant sur la prévention, vous étiez de gauche. La sécurité n’a pas d’avantage. La question du sentiment de sécurité fait partie des prérogatives régaliennes, de l’Etat, mais aussi des responsables de la vie collective.

Avant tout, nous avons besoin de l’énergie des Villeurbannais, nous avons besoin qu’ils participent. Quand on n’est pas sûr de ses besoins de base, du logement, de la nourriture, d’avoir ses enfants correctement scolarisés, il est difficile de se projeter dans la vie. Le thème de la sécurité, pour moi, est un espace bloquant pour toute autre proposition.

Quand nous sommes arrivés sur un territoire, « commençons déjà à nous occuper des vendeurs, nous verrons le reste plus tard ». Nous avons commencé à traiter avec les trafiquants de drogue, donc je ne dirai pas que nous avons résolu le problème. Il y a encore des vendeurs au Tonkin, mais tout le monde reconnaît que nous sommes sortis d’une phase, qui peut presque donner l’impression d’une impuissance publique organisée, où tout le monde est maîtrisé. Les interventions se sont multipliées par 10 dans le secteur, tout comme les enlèvements. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été interpellé par le collectif « Colère » sur les réseaux sociaux. Tout le monde reconnaît que nous avons commencé à travailler.

Nous avons embauché des policiers municipaux, la vidéosurveillance se déploie, nous avons développé des caméras thoraciques pour les policiers municipaux. Je ne dis pas que ce n’est pas un problème, c’est quand même incroyablement troublant. Mais on peut y reconnaître une forme de volontarisme, ne pas balayer la poussière sous le tapis et ne pas dire « c’est naturel que la ville ait ces difficultés ». Rien ne peut se faire sans le collectif des habitants. Les collectifs ont repris possession du terrain tonkinois, au pied de l’immeuble.

Par contre, je suis beaucoup moins satisfait de la façon dont Grandclément vit aujourd’hui. C’est l’un de ces endroits où les résultats ne sont pas encore là. Il y a eu un changement de circulation, c’est-à-dire à La Guillotière, Grandclément.

« Grandclément, je comprends que les gens continuent de nous engueuler en nous disant que ça n’avance pas assez »

Cédric Van Styvendael, maire de Villeurbanne

Grandclément est dans une zone d’attente pour le projet, avec le tram qui est sur le point d’arriver, mais pas encore. Si je dois faire une forme d’autocritique, je vois que le Tonkin va bien, Grandclément je comprends que les gens n’arrêtent pas de crier, en disant que ça n’avance pas assez. Ces critiques sont acceptables.

Il y a beaucoup de choses liées à l’aménagement urbain à Grandcléments que je ne peux pas régler d’un coup de baguette magique à moins d’y avoir des effectifs supplémentaires de la police nationale. Malgré les annonces, je ne les ai pas vu venir. Je vois des améliorations liées à la réorganisation de la police nationale, notamment à Villeurbanne. La réorganisation implique une présence humaine supplémentaire. Il faut le dire. Mais ce ne sont pas des effectifs supplémentaires comme je l’ai demandé auprès de la brigade de sécurité territoriale (BST). Je maintiens cette demande. Le ministre de l’intérieur n’a pas changé, il ne pourra pas faire comme s’il avait oublié.

Le marché de la police locale reste tendu, comme dans tous les pays. Notre objectif est de 75 en 2026. Et si ça allait plus vite, je ne serais pas contre le fait de dépasser 75. Nous devrions être à 58-59 en ce moment.

En matière de tourisme, vous nous avez souvent dit vouloir donner beaucoup plus envie aux touristes de venir à Villeurbanne. Comment développer davantage l’attractivité de cette ville de 100 000 habitants ?

Merci Capitale française de la culture, mise en valeur de notre merveilleuse ville. 22 balades patrimoniales sont organisées dans le cadre de la manifestation. Et puis Villeurbanne se transforme. L’identité du centre-ville est affirmée et renforcée, il n’y a pas d’autre projet qui duplique le centre-ville parmi les 20 principales villes françaises.

Nous planifions aussi demain pour que ce pôle urbain ait une fonctionnalité de centre pour les Villeurbannais, mais aussi pour qu’il ait une attractivité qui dépasse Villeurbanne. Avec le tissu commercial en main, sur lequel nous souhaitons développer une offre différente de toutes les chaînes commerciales en France. Je ne suis pas intéressé à toujours trouver les mêmes grandes marques. Ils sont déjà présents au sud de l’avenue Henri-Barbusse, je veux que le nord ait une identité propre. En termes de shopping, de divertissement. Côté sud 900 logements, 25 000 m2 commerces. A titre de comparaison, il y a 1 300 logements, moins de 25 000 m2 de commerces dans le nord. Nous avons doublé l’offre d’activité commerciale.

Lire aussi : Villeurbanne : Tram T6, logements, le site ACI va bientôt devenir un « nouveau quartier de ville », décryptage

Que diriez-vous de traverser le très prisé Cours Emile-Zola ? Comment se calmer ?

En traversant le Cours Emile Zola, on pourrait arriver à l’idée que ça devient un lieu de rencontre, je ne sais pas si on ira jusque là. Demain, il n’y a plus de place dans cet espace pour donner l’impression que la voiture a priorité sur le piéton.

Pour attirer les touristes, Villeurbanne manque aussi de restaurants, non ?

Oui je suis d’accord. A chaque ouverture, c’est plein. Je dis aux opérateurs privés : « Faites confiance à Villeurbanne, allez ! » Nous allons aider, développer. Il y a une place pour ceux qui connaissent cette terre, pour ceux qui la comprennent. Mais il faut aussi communiquer, montrer nos intentions, nos intentions. Mais oui, même si j’aime tous les restaurateurs de Villeurbanne, l’offre de restauration pourrait s’enrichir.

Villeurbanne souffre encore de la comparaison avec son grand voisin… Lyon ?

Je ne le vois pas mal (rires). Aujourd’hui, on a encore des exemples de restaurants à Villeurbanne qui ne se projettent pas. C’est notre travail de faire en sorte qu’ils se projettent. Nous devons connecter la ville avec des endroits où manger. Le pari de Villeurbanne a, quant à lui, fonctionné.

Oui, je dis qu’il y a du potentiel. Pour les Villeurbannais déjà, quand ils veulent aller au restaurant le soir, si on les empêchait d’aller à Lyon, ce serait pas mal (rires). Il y a de la place à Villeurbanne. Nous avons également une pénurie de fournitures hôtelières. Si vous regardez les hôtels de Villeurbanne, c’est sans commune mesure avec les autres villes de 150 000 habitants. Nous n’avons jamais fait d’hôtels à Villeurbanne. On ne paie plus des arbitrages avant un affrontement à Lyon-Villeurbanne qui n’a pas de raison, on est désormais dans un tourisme raisonné. Nous devons obtenir des engagements dans les plans de développement hôtelier. Mais nous les aurons, je ne m’inquiète pas pour ça.

Ainsi, selon La Chaîne Météo, de lundi à mercredi, les régions du sud et de l’ouest de la France seront particulièrement touchées par ce coup de sable venu du Sahara. « Le phénomène sera le plus spectaculaire en Aquitaine et surtout dans les Pyrénées : en effet, la neige va se recouvrir à nouveau d’un ton ocre. »

Horreur des transports parisiens : les passagers évacués par des tunnels en dessous de 40 degrés
Sur le même sujet :
Qu’est-ce que la zone APL ? Cette zone définit en partie un…

Où est le sable du Sahara en France ?

Dans le sud-ouest de la France, la poussière de sable sera à nouveau fière. Selon le programme de surveillance atmosphérique Copernicus adopté par Le Parisien, ces sables sahariens voyageront de la mer Cantabrique à Bordeaux. Puis continuer, vers l’est et vers le centre de la France.

Quand le sable du Sahara revient-il ? « Outre des températures élevées (éventuellement des records dans le sud), de grandes quantités de sable saharien devraient se former à nouveau en France les 21 et 22 mai 2022 », a déclaré le journaliste météo Guillaume Séchet.

Où en est le nuage de sable du Sahara ?

Le nuage est principalement attendu dans le sud-est et l’est de la France et devrait durer jusqu’en début de semaine prochaine, selon le site Météo Contact. Les parties nord et ouest du pays ne devraient pas être concernées par le phénomène, selon les prévisions.

Comment le sable du Sahara arrivé en France ?

Ce n’est pas la première fois que ce phénomène météorologique se produit en France : entre mars et avril, ils ont déjà provoqué trois épisodes en France. La raison ? Les tempêtes dans le désert du Sahara créent des vents violents à la surface de la terre et créent des particules de sable et de poussière.

Ile-de-France : le trafic fortement perturbé dans les transports en commun désormais
Sur le même sujet :
Les émeutes ont commencé ce jeudi 23 juin dans les transports en…

C’est quoi le vent sirocco ?

Le sirocco est un vent chaud et sec du sud-est qui souffle du Sahara. Le mot « Sirocco » est d’origine italienne. En Egypte, l’équivalent du sirocco du désert s’appelle « khamsin ».

Où souffle le vent siro ? DUFOUR Le sirocco est un vent de secteur sud ou sud-est qui se déplace vers l’est à l’avant des dépressions du sud de la Méditerranée ou du nord de l’Afrique. Venant du Sahara, ce vent atteint les côtes de l’Afrique sous la forme d’un vent sec et très chaud, plein de poussière.

Comment s’appelle le vent venant du Sahara ?

« Calima », ce vent chaud d’est, est surtout fréquent en hiver. Les orages se forment généralement dès que de l’air chaud traverse une région très humide d’Afrique du Nord, ce qui crée alors des tempêtes de poussière résiduelles qui peuvent être transportées sous le vent jusqu’en Europe.

Quand souffle le sirocco ?

Ce phénomène est plus fréquent au printemps et en automne. Ces vents peuvent atteindre 100 km/h, notamment lors des pics de formation des dépressions en Méditerranée en mars et novembre.