Île de Ré : le service de bus RespiRé cherche l’air frais

Par Paul Lonceint-Spinelli Publié le 20/07/2022 à 19:18

La navette de l’Ile de Ré envisage de relancer cet été après une baisse de fréquentation l’été dernier

Le bus accélère à l’entrée du Pont de Ré. Le moteur électrique siffle à peine et propulse le véhicule sur les 3 km avant de lâcher le groupe des représentants du Département, sa présidente Sylvie Marcilly…

Le bus accélère à l’entrée du Pont de Ré. Le moteur électrique siffle à peine et pousse le véhicule sur les 3 km de montée et de descente avant de déposer le groupe de représentants du Département, sa présidente Sylvie Marcilly en tête, au centre d’échange de Sablanceaux (Rivedoux). Un air général de satisfaction règne.

Réseau propre, réduction des problèmes de stationnement et même joie de partager les trajets avec d’autres touristes, les arguments se cumulent pour assurer un service de choix aux touristes. Et à titre expérimental cet été, les 15 bus seront gratuits. En plus de la navette du pont, trois lignes interurbaines et des navettes plages, à Rivedoux et dès cette année aux Portes-en-Ré, complètent l’offre.

Deux millions d’euros, financés à 50% chacun par la Communauté de Communes de l’île et le Département, gèrent le service des transports en commun. « L’offre gratuite nous permet d’économiser 30 000 euros, ça ne change pas grand-chose à nos comptes », explique Gérard Pons, vice-président du Département en charge de la mobilité.

Bus et transports à la demande

Bus et transports à la demande

Les moyens déployés doivent amortir d’un tiers la baisse de fréquentation des bus RespiRé l’an dernier par rapport à 2019. « Nous voulons réconcilier le passager avec les transports en commun après le Covid », annonce Patrice Raffarin, conseiller départemental et maire de Rivedoux. Ceci pourrez vous intéresser : Ile-de-France : les transports en commun ouverts toute la nuit pour la Fête de la Musique. Sur les trois millions de franchissements de ponts enregistrés en 2021, la Charente-Maritime espère en rattraper quelques-uns.

Ce réseau s’adresse davantage aux vacanciers puisque l’offre s’étend de juillet à fin septembre (un mois qui sera également couvert pour la première fois cette année). Mais l’ombre du fiasco des minibus intra-muros toute l’année plane. Régulièrement vides, ils disparaîtront à la fin de l’été. « Cette décision va permettre de redistribuer les ressources de l’offre RespiRé et du transport à la demande », justifie Patrice Raffarin. L’édile de Rives croit fermement à cette dernière solution, destinée à personnaliser au maximum les déplacements.

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