Transport : Les professionnels de la route ne respectent pas le code | adiac-congo.com : toute l’actualité du Bassin du Congo

Selon les habitants, la vérité sur les chauffeurs qui sont mis en cause se passe, dans la plupart des cas, à Pointe-Noire. Beaucoup d’entre eux sont connus pour ne pas respecter le code de la route et transmettent souvent cette mauvaise façon de faire aux autres usagers de la route, ce qui est frustrant et harcelant.

« C’est vrai qu’ils ne sont pas tous pareils et qu’il y a quelques exceptions, mais souvent les chauffeurs de taxi, surtout les chauffeurs de bus, ne se soucient pas des autres. S’ils sont garés quelque part, ils s’autorisent à démarrer immédiatement après avoir brillé, s’arrêtent brusquement et sans lumière lorsqu’ils sont appelés par des clients. Si vous n’êtes pas prudent ou rapide à agir, ils peuvent vous pousser à culpabiliser ou provoquer un accident », déplore Christian, chauffeur routier pour une entreprise locale.

Quant à Mme Itoua, les pétitionnaires sont à pied. « Les chauffeurs manquent de respect aux piétons et les étudiants sont en uniforme. Ils se tiennent rarement à pied à un carrefour. Quand ils roulent, ils ne respectent pas la distance », déplore-t-il.

A Pointe-Noire, certaines régions comme le Fond Tié-Tié sont même considérées comme des « forêts » avec une large victoire. Car, selon certains Ponténégrins, les conducteurs individuels ont la responsabilité de conduire avec prudence et de faire preuve de retenue face au comportement extrême des conducteurs de transports en commun, en particulier des bus, à leurs critiques inappropriées et même à leurs insultes. Certains viennent même battre.

Une jeune femme habitant Fond Tié-Tié, qui a demandé à ne pas être nommée, a protesté contre ces coutumes : « Ces chauffeurs se considèrent comme les maîtres du drive et des rues de la ville. Ils donnent l’impression que le Congo a commencé à construire sur eux. Non, c’est pour tout le monde, un bon ordre public doit être respecté. Ils font de mauvaises choses sur des routes sales, oubliant qu’il peut y avoir des enfants ou des jeunes qui ont pris l’habitude d’y jouer au football faute d’installations sportives.

Le public est également troublé par le fait que ces chauffeurs de transports en commun, considérés comme des experts de la route, sont souvent impatients. « Ils sont toujours pressés et impatients. Des passants dangereux se frayent un chemin entre les voitures sur les motos et quand on tire un peu trop fort devant eux, ils se mettent à klaxonner comme si derrière eux il y avait un incendie », regrette-t-on.

D’autres problématiques s’adressent à ces chauffeurs, une sorte de compétition qu’ils se livrent parfois, comme l’explique Solange, mère de famille : « Ils font des meetings. Ces chauffeurs ne veulent pas que les autres passent. Lorsque vous essayez de les faire passer à l’intérieur du code, ils bloquent votre chemin comme si vous étiez leur ennemi. Ils veulent toujours prouver qu’ils sont meilleurs que les individus si ce n’est pas le cas. Un jour, j’étais dans un bus qui avait failli causer un accident à cause de cette négligence. Ces conducteurs oublient qu’en faisant cela, ils risquent non seulement leur vie mais aussi celle des conducteurs de leurs véhicules ».

La raison pour laquelle certains chauffeurs de transports publics le soulignent est qu’ils conduisent parfois pour être ponctuels et gagner de l’argent. Mais pour le grand Ignace, « il n’y a pas besoin de courir, il faut partir à l’heure ». Ils prônent le respect du code de la route pour le bien de tous : « Ils arrivent en retard pour obtenir plus d’argent et arrivent à la quittance mais s’ils ont un accident, l’argent et le propriétaire de la voiture restent et vont au cimetière. Quiconque a créé un code de la route n’est pas stupide. Respecter le code de la route, c’est se protéger et protéger les autres. Il est inutile d’aller à l’auto-école avant d’avoir notre permis de conduire, sinon tous ceux qui sont conducteurs et éduqués doivent respecter les règles et donner le bon exemple ».

Légendes et crédits photo : 

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Transports publics / Adiac

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