« Mon handicap m’empêche d’utiliser les transports en commun comme vous »

« Comment un trajet de 15 minutes pour une personne valide peut prendre 1h30 pour une personne à mobilité réduite », c’est ce que nous raconte cet ingénieur de formation.

HANDICAP – Je m’appelle Karen B, j’ai 60 ans, ingénieur de formation, j’habite en région parisienne, et je souffre depuis près de 30 ans d’une maladie évolutive, invalidante et incurable dans laquelle je suis désormais contraint de vivre une chaise roulante. roulé.

Cependant, j’ai conservé ma joie de vivre, mon besoin de lien humain et mon insatiable curiosité. De par le moteur interne qui m’anime je ressens avec une acuité particulière le besoin de profiter de la vie comme tout le monde : sortir, rencontrer des gens, vivre de nouvelles expériences, assister à des spectacles, découvrir de nouveaux lieux, partager, aider, écouter, rire. J’apprécie l’indépendance qu’il me reste car pour m’épanouir, je dois pouvoir me passer d’aide quand je veux, quand je veux.

Pour toutes ces raisons, je ne considère pas les questions d’accessibilité, notamment les transports en commun, comme des gadgets pratiques du quotidien mais plutôt comme une nécessité vitale qui me permet de ne pas sombrer dans le désespoir. Une réalité qui semble avoir été comprise par les autorités compétentes depuis que des lois ont été édictées à cet effet. La RATP annonce également que le réseau RER est accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR en abrégé).

Entre la théorie et la pratique

Laissez-moi vous expliquer comment cela se traduit dans la pratique. Lorsque j’arrive à la gare RER, je dois me présenter au guichet pour annoncer ma destination. En effet, les quais ne sont pas à la hauteur des trains, un agent au départ et un autre agent doivent être informés à l’arrivée qu’ils devront installer un quai qui permettra les transferts entre quai et wagon. A voir aussi : France : la prime écologique des vélos électriques augmente, mais pas pour longtemps. Mais ce n’est pas tout! La procédure d’accompagnement des personnes à mobilité réduite comprend la vérification systématique qu’aucun des ascenseurs du parcours ne présente de dysfonctionnement. Car oui, les pannes sont si fréquentes que même la RATP s’en méfie… En cas de trajet compliqué avec changement, la liste des contrôles s’allonge, rallongeant encore l’attente au guichet.

Si j’ai de la chance, j’obtiens enfin le feu vert pour partir. On me donne alors rendez-vous sur le quai de départ, en tête de train. En effet, seule la voiture de tête est autorisée pour les fauteuils roulants afin que l’agent qui attend l’arrivée sache toujours où trouver le passager handicapé. Parfois, lorsqu’il débouche sur le quai, il arrive qu’un train soit arrêté, toutes portes ouvertes, sur le point de repartir quelques secondes plus tard. Les gens talentueux, eux, en profitent dans cette situation pour sauter dans le train, gagnant ainsi un temps précieux. Hélas, trois fois, hélas, cela m’est impossible ! D’abord, je dois aller en tête du train, c’est-à-dire remonter le quai dans sa longueur ; attendre qu’un agent me rejoigne pour déployer la plateforme ; puis attendre encore et laisser passer le train sans monter dedans car quand j’arrive, le suivant est attendu…

Je dois aussi faire face à des pannes d’ascenseur qui pourraient perturber mon voyage. Un jour d’hiver ensoleillé alors que j’arrivais à la gare de Vincennes à la tombée de la nuit pour rentrer chez moi à Joinville, j’étais épuisé et fatigué après une journée mouvementée (parfois !). Mais heureusement je n’étais qu’à trois stations de chez moi, généralement à quelques minutes de marche de santé avec le RER… Sauf justement ce jour-là, à Joinville, les deux ascenseurs d’accès aux quais étaient en panne. La gare était inaccessible, que l’on vienne de l’est ou de l’ouest de la tuile !

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Système D

En fait, si l’autre ascenseur fonctionnait, on me proposerait certainement l’arme secrète de la RATP : prendre le train et descendre à la gare suivante, puis prendre un train en sens inverse pour revenir à la gare souhaitée. Ceci pourrez vous intéresser : Éducation : pour une régionalisation générale des compétitions, des transferts et des salaires – Talker. C’est vrai, ça marche, mais à quel prix ! Encore une fois, c’est une perte de temps : prendre deux ascenseurs à l’aiguillage, remonter le quai, attendre l’agent, attendre le bon train… Dans ma tête, j’appelle ça le « truc de la mort ». Ce n’est pas le dictionnaire officiel mais c’est tellement ennuyeux…

Mais ce jour-là, il n’est même pas possible de recourir à la ruse de la mort. A la RATP, heureusement on n’a pas les moyens mais on a des idées ! Première solution proposée : rentrer à Paris en RER et descendre à Gare de Lyon (deux stations de plus) puis prendre un bus qui me ramènerait à Joinville. 19 emplacements ! Un trajet direct de trois stations pour un talentueux, c’est une épopée de dix-neuf stations, trois RER, un changement pour le bus, et dans un embouteillage, puisque le temps est là ! Même pas en rêve, me dis-je, attendons de voir l’autre solution, la voilà : un taxi qui me ramènera chez moi. Mais alors! On me dit, il va falloir attendre, attendre longtemps…. Charybde ou Scylla, à vous de choisir ! Totalement captivant.

Je pose alors timidement ma dernière carte : je sais que toutes les plateformes RER sont équipées d’ascenseurs de marchandises interdites au public, mais, sait-on jamais, je me dis qu’une autorisation exceptionnelle peut être requise dans des circonstances exceptionnelles ! Je demande alors au médiateur de convaincre les collègues de Joinville de me laisser emprunter l’ascenseur interdit. C’est une perte de temps, dura lex, sed lex : il n’y aura pas d’autorisation exceptionnelle et c’est tout. J’ai honte.

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Alors finalement, le RER, accessible ou pas accessible?

C’est vrai, parfois tout se passe bien, même si c’est contraignant. Mais trop souvent, il y a des ratés, des échecs, des imprévus qui rendent la vie impossible à ceux qui ne travaillent pas. Sur le même sujet : Grève des transports : perturbations des réseaux de bus Twisto et Nomad. Alors non, mesdames et messieurs, le RER n’est pas adapté.

Dans deux ans, les Jeux paralympiques auront lieu à Paris : quelle image la France donnera-t-elle aux sportifs handicapés dans le monde ? Il est peut-être temps de s’attaquer au problème.

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Quels sont les avantages d’être en invalidité catégorie 1 ?

La pension d’invalidité de catégorie 1 est une indemnité qui constitue un revenu de remplacement pour compenser la perte de salaire due à une incapacité de travail partielle. Le Régime général de prévoyance sociale verse la pension de catégorie 1. C’est le niveau d’invalidité le plus bas.

Une invalidité de catégorie 1 compte-t-elle pour la retraite? Comme expliqué ci-dessus, l’attribution de la pension d’invalidité de catégorie 1 est compatible avec l’activité professionnelle. Cela signifie que vous pouvez combiner votre pension avec vos revenus. En conséquence, le paiement s’arrête dès que vous atteignez l’âge légal de la retraite, c’est-à-dire. 62 ans.

Quelle perte de salaire en invalidité catégorie 1 ?

Catégorie de handicap Le pourcentage du salaire annuel moyen Le montant mensuel minimum de la pension d’invalidité
1ère catégorie 30% 297,20 €
2ème catégorie 50% 297,20 €
3ème catégorie 50%, majoration de 40% sur la majoration pour un tiers 1 443,88 €

Quel sont mes droits avec une invalidité catégorie 1 ?

L’invalidité de catégorie 1 est reconnue lorsque le salarié est encore en mesure d’exercer une activité rémunératrice (dite capacité de gain). La pension d’invalidité est de 30% du salaire annuel moyen. En 2021, son montant mensuel est au minimum de 293,97 € et au maximum de 1 028,40 €.

Comment faire pour être reconnu invalide ?

Vous pouvez être reconnu invalide si votre capacité de travail et de gain est réduite d’au moins 2/3 (66%) à la suite d’un accident ou d’une maladie d’origine non professionnelle. Vous pouvez percevoir une pension d’invalidité pour compenser la perte de salaire.

Comment déposer une demande d’invalidité ? A partir du 15 juin 2021, avec le nouveau téléservice mis en place par l’Assurance Maladie, il est possible de demander une pension d’invalidité entièrement en ligne depuis votre compte Ameli. Il n’est donc plus nécessaire d’envoyer un formulaire papier ni de se déplacer.

Comment faire pour être reconnu en invalidité ?

Quand pouvez-vous faire une demande d’invalidité?

  • Ne pas atteindre l’âge légal de la retraite (62 ans)
  • Etre affilié à la Sécurité Sociale Bien-Être depuis au moins 12 mois au moment de l’arrêt de travail suite à l’invalidité ou au moment où le médecin-conseil de sa caisse d’assurance maladie constate l’invalidité.

Qui doit faire la demande de mise en invalidité ?

Une déclaration d’infirmité peut être demandée par : le médecin-conseil. le médecin traitant, qui adresse un certificat médical au médecin-conseil social, accompagné d’une demande d’infirmité ou au salarié, qui peut initier une demande de pension d’invalidité.

Quelle perte de salaire en invalidité catégorie 1 ?

Catégorie de handicap Le pourcentage du salaire annuel moyen Le montant mensuel minimum de la pension d’invalidité
1ère catégorie 30% 297,20 €
2ème catégorie 50% 297,20 €
3ème catégorie 50%, majoration de 40% sur la majoration pour un tiers 1 443,88 €

Quel est le temps de travail pour le handicap de catégorie 1 ? Vous pouvez prendre un emploi de 30 heures par semaine; rien ne vous en empêche. S’il s’agit d’un point de vue médical, c’est à discuter avec votre médecin et sous réserve de la visite sur rendez-vous.

Quel est le salaire en invalidité ?

Vous pouvez alors percevoir une rente d’invalidité pouvant aller jusqu’à 50 % de votre salaire annuel moyen. Cette pension est majorée de 40% en raison de votre besoin d’une tierce personne. Son montant minimum est de 1 121,92 € par mois. Au total, votre pension doit alors être comprise entre 1 411,82 € et 2 835,93 €.