RTC : 33 % de réduction pour les utilisateurs à faible consommation

La ville de Québec introduira des tarifs sociaux pour le transport en commun au début de 2023. Elle entend permettre aux personnes à faible revenu d’acheter un billet d’autobus 33 % moins cher. Les organisations demandent déjà une remise plus généreuse.

L’administration municipale prévoit accorder cette réduction des titres de transport du Réseau de transport de la Capitale (RTC) aux personnes dont le revenu est inférieur au seuil de la mesure du panier de consommation. Dans la région de Québec, cela représente un revenu annuel de 22 000 $ pour une personne seule.

Ainsi, une personne à faible revenu peut acheter un billet à 2,65 $ au lieu du prix régulier de 3,25 $. Il s’agit du même tarif que celui proposé aux étudiants et aux seniors.

« Les frais de transport sont la deuxième dépense la plus importante après le logement. »

La Ville estime que 2 500 usagers, nouveaux et réguliers, pourraient bénéficier de cette mesure. Cela coûterait aux contribuables près d’un million de dollars par an.

La Ville a également annoncé la formation de deux comités consultatifs. Le premier sera constitué par les élections municipales et le second par l’organisation commune. Il leur appartiendra de déterminer qui peut bénéficier de ce taux réduit et si celui-ci sera effectivement limité à 33% du prix catalogue.

Comment les utilisateurs peuvent-ils démontrer qu’ils répondent aux critères d’éligibilité ? C’est une autre question à laquelle ces comités doivent répondre.

Il doit rester simple et efficace, a déclaré la conseillère Maude Mercier-Larouche, responsable de la mobilité intégrée au comité exécutif.

Maude Mercier Larouche, membre du comité exécutif responsable du projet de tramway

Dans les villes où une telle mesure est déjà en place, le niveau de complexité varie, selon David Lesage, un économiste de la ville qui a étudié le problème.

Cela va de très, très simple, presque sur la bonne foi des personnes qui veulent se qualifier, à très, très complexe. À Gatineau ou à Calgary, il faut mettre en place un horaire qui doit être renouvelé chaque année, dit-il. Nous le voulons le plus simple possible.

Le maire Bruno Marchand a fait une promesse de prix sociaux pendant la campagne électorale.

Quatre villes du Québec offrent déjà une forme de rabais aux usagers moins fortunés : Lévis, Gatineau, Sherbrooke et Trois-Rivières.

Des billets à moitié prix réclamés

Des billets à moitié prix réclamés

Les organisations qui siégeront au comité externe applaudissent l’initiative, mais exigent déjà une remise plus généreuse. Sur le même sujet : nantais Crise des loueurs, prix du tramway au kilomètre : le transport se discute.

Nous, ce qu’on aurait préféré, c’est monter à 50 %, précise Marie-Soleil Gagné, directrice adjointe d’Accès transports viables.

L’Association des personnes handicapées de la région de la capitale nationale souhaite que la Ville aille encore plus loin.

Idéalement, ce serait gratuit, estime la réalisatrice Véronique Vézina. Je pense que le comité externe, avec l’organisation de la communauté, est en quelque sorte l’objectif que nous aurons à long terme.

Véronique Vézina est directrice du Regroupement des organismes de personnes handicapées de la région de la capitale nationale.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Elle souligne également que de nombreuses personnes handicapées à faible revenu utilisent les transports en commun et pourraient bénéficier de cette mesure.

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Élargir l’accès?

Véronique Vézina souhaite également que davantage d’utilisateurs bénéficient de ce tarif réduit. Ceci pourrez vous intéresser : Défis de croissance du marché du transport en commun par bus (BRT) 2022, opportunités et tendances futures 2030 – Androidfun.fr. Selon elle, la Ville devrait se fier à l’étude IRIS qui a déterminé en mai dernier qu’un revenu annuel viable est de 28 000 $ dans la région de Québec.

Par contre, les organismes communautaires québécois ne veulent pas être des distributeurs de titres de transport, comme c’est le cas à Lévis.

Ce n’est pas notre rôle, dit Émilie Frémont-Cloutier, du Collectif pour un transport accessible et abordable au Québec. Nous tendons la main à certaines personnes à faible revenu, mais certaines n’utilisent pas nos services. Nous voulons que les gens aient la possibilité d’obtenir un laissez-passer dans un point de service.

En attendant l’entrée en vigueur de cette mesure, les usagers moins fortunés devront payer un peu plus cher leur titre de transport puisque les nouveaux tarifs sont entrés en vigueur le 1er juillet.

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