Avec Dott et Citiz, la Ville de Meylan travaille sur une mobilité moins carbonée

FOCUS – Suite à son conseil muni­ci­pal de fin juin, la Ville de Meylan a mis à l’agenda la ques­tion des mobi­li­tés, pour les agents comme pour les Meylannais. Avec, à la clé, plu­sieurs mesures allant dans le sens de la décar­bo­na­tion. Etat des lieux.

Alors que 54% des émissions liées à la mobilité et au trafic routier sont à la charge des véhicules particuliers1Source portail notre-envi ron nement .gouv .fr, il est plus que jamais nécessaire de « proposer de nouveaux moyens de transport », a-t-il précisé. Jean-Baptiste Caillet, consultant en transition énergétique chez Meylan. A voir aussi : Les commerces du centre-ville sont-ils dépendants de la voiture ?.

Parmi les différents axes de discussion évoqués lors du conseil municipal de Meylan du 27 juin 2022, figure la possibilité de mettre en place un « forfait mobile ». Un forfait concernant avant tout les agents communaux, mais aussi tous les Meylannais.

De manière générale, trois objectifs structurent le plan de transition énergétique pour la mobilité à Meylan. Premièrement, la volonté de réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2). Deuxièmement, améliorer la qualité de l’air. Enfin, renforcer l’attractivité de la commune en tant qu’employeur. D’où le choix de la Ville d’agir avant tout sur la mobilité de ses agents, même si le grand public n’est pas oublié.

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VAE, auto-par­tage, trans­ports en com­mun… des alter­na­tives aux mobi­li­tés carbonées

La municipalité entend également encourager l’utilisation du vélo pour les déplacements de courte distance. « Il y avait quatre vélos à assistance électrique (VAE) à notre arrivée en 2020. Nous souhaitons multiplier ce nombre par trois avant la fin du mandat. Lire aussi : Nantes va acheter 98 nouveaux bus pour son réseau de transports en commun. Sur les treize, une partie du parc sera utilisée par la police municipale. sera disponible pour les agents. Un vélo de recharge électrique, dédié aux interventions des éducateurs sportifs dans les écoles, sera également testé pendant six mois.

Antoine Jammes, François Carrier, Jean-Baptiste Caillet, Philippe Cardin et Jérémie Gauthier à côté du vélo cargo © Justine Reynaud – Place Gre’net

L’autopartage et les transports en commun sont un autre levier de performance. « Nous allons augmenter la prise en charge des titres d’abonnement de nos agents de 50 % à 70 %. Et ce, pour les inciter à venir travailler en utilisant les transports en commun. » Une ressource valable à partir du 1er juillet.

Même échéance pour le paquet mobilité durable, également voté à l’unanimité lundi. Il profitera aux agents qui témoignent honorablement pour effectuer leurs trajets domicile-travail à vélo ou en voiture au moins cent jours par an. Son montant annuel peut atteindre 200 €.

A terme, la Ville se scindera avec cinq de ses 17 véhicules thermiques. Les douze autres restent indispensables pour certains déplacements. « Cet ensemble de véhicules vieillit. On aimerait le rénover et l’électrifier », précise toutefois la Ville.

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« On veut rendre plus facile l’utilisation des véhi­cules électriques »

Les mesures de réduction des émissions doivent également toucher les résidents. Pour ce faire, la Ville travaillera sur les infrastructures. Sur le même sujet : Marche, vélo, voiture : la maire de Strasbourg dévoile sa vision de la ville de demain. Avec, là encore, des domaines d’activité variés. Elle développera ainsi d’abord les supports à vélos dans les espaces publics, mais aussi dans les espaces privés d’intérêt général.

Des arches, par exemple, seront installées dans des immeubles d’habitation où se trouvent des bureaux de tabac, des pharmacies ou des magasins au rez-de-chaussée, plus généralement. L’objectif : « faciliter la pratique du vélo, électrique ou non », espère la municipalité.

Un chèque permettant aux Meylannais d’acheter un vélo est également en cours de discussion. Ce dernier sera établi a priori en fonction du quotient familial de chaque ménage. Elle investira également sur fonds propres pour créer quatre bornes de recharge de véhicules électriques dans l’espace public d’ici 2026. La Métropole en finance une de plus.

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Voitures, vélos et trot­ti­nettes : déve­lop­per les flottes Citiz et Dott

Meylan entend également rejoindre Citizen et les services de vélos et trottinettes en libre-service. « Nous avons travaillé main dans la main avec les services techniques de Meylan pour augmenter le nombre d’emplacements dans la ville », se félicite Vincent Leconte, maire de Dott Grenoble.

« Il y en a déjà 15, on en ajoute 19, qui seront opérationnels à partir du 1er juillet. On veut garantir en moyenne 85 VAE et 85 trottinettes. » 17 communes de la métropole bénéficient d’opérations Dott, permettant le raccordement et la circulation.

L’équipe municipale, Vincent Leconte (Dott) et Jean-Pierre Fantin (Citiz) © Justine Reynaud – Place Gre’net

Les différents véhicules allient « sécurité, fiabilité, confort et écologie », précise-t-il. Grâce à leur poids et leur centre de gravité bas, ils ont une bonne stabilité et une bonne tenue de route. « Les premiers véhicules mis en circulation en 2018 sont toujours en circulation aujourd’hui. Les pièces inutilisées, dont les batteries, sont recyclées via différentes filières. »

« Les habitants verront aussi des agents circuler avec des véhicules Citiz. Par impact à la bouche, cela pourrait inciter à l’usage », pense Jean-Pierre Fantin.Pour le gestionnaire de flotte de Citiz Alpes-Loire, l’autopartage électrique est un moyen de permettre le passage du thermique à l’électrique. .

A Meylan, Citiz propose un service « en boucle ». Quatre véhicules peuvent être réservés à l’avance et doivent être retournés à leur station d’origine.

Les utilisateurs peuvent également bénéficier du service « free-floating ». Les véhicules, accessibles sans réservation, peuvent être déposés partout dans la zone couverte, à proximité de la caserne de gendarmerie et de la Maison de la Musique.

« Nous devons changer nos moyens pour nous déplacer sur moins de quelques kilomètres », a déclaré Philippe Cardin. Il n’y a pas d’autre solution que la mobilité douce pour tendre vers la neutralité carbone. »